« Je la rêverai peut-être, pas vous » : le message dérangeant d’Ariel Sheney qui secoue les réseaux

Ariel Sheney a brisé le silence. Et il ne l’a pas fait avec des larmes, mais avec des mots forts, tranchants et profondément dérangeants pour certains. Dans une vidéo devenue virale, l’artiste ivoirien s’adresse sans détour à ceux qui scrutent son comportement depuis le décès de son épouse, espérant le voir pleurer publiquement.

Face caméra, Ariel Sheney dénonce une attente qu’il juge malsaine : celle de vouloir imposer la tristesse visible à une personne en deuil. Selon lui, beaucoup veulent le voir abattu, non pas par compassion, mais pour se sentir eux-mêmes à l’aise. C’est dans ce contexte qu’il lâche une phrase qui a choqué la toile : « Vous voulez que je sois triste pour que vous soyez à l’aise ».

L’artiste va plus loin. Il affirme que sa douleur ne doit pas être un spectacle et que chacun vit le deuil à sa manière. Pleurer devant une caméra, explique-t-il, ne prouve ni l’amour ni la profondeur de la perte. Sa souffrance, dit-il, est intérieure, silencieuse, et n’a pas besoin d’être validée par les réseaux sociaux.

Dans son message, Ariel Sheney laisse également entendre que le lien qu’il avait avec son épouse dépasse ce que le public peut comprendre. « Je la rêverai peut-être, pas vous », une phrase lourde de sens, qui souligne que certaines choses restent sacrées, personnelles, et inaccessibles au regard extérieur. Une manière pour lui de rappeler que l’amour et la perte ne se vivent pas en public.

Ce message intervient après plusieurs critiques et commentaires sur la façon dont il gère son deuil. Certains internautes lui reprochaient de ne pas montrer assez d’émotion. Une pression à laquelle l’artiste répond avec fermeté, refusant de se conformer aux attentes émotionnelles imposées par le buzz et la curiosité numérique.

La vidéo a suscité de nombreuses réactions. D’un côté, des fans saluent un homme digne, fort, qui refuse de transformer sa douleur en contenu viral. De l’autre, certains restent choqués par cette posture jugée froide. Mais une chose est sûre : Ariel Sheney a ouvert un débat profond sur notre rapport à la souffrance des autres, surtout lorsqu’il s’agit de personnalités publiques.

En refusant de pleurer pour plaire, Ariel Sheney impose une vérité dérangeante : la douleur n’a pas besoin de témoins pour être réelle. Un message fort, brut, qui choque, mais qui oblige à réfléchir.
